Rodolphe-Yves Lapointe

Globe-trotter et polyglotte, Rodolphe-Yves Lapointe a été tour à tour musicien, journaliste, comédien, scénariste, conseiller en communication, travailleur humanitaire, traducteur et directeur artistique d’événements en art actuel. En 2005, il amorce un vaste ensemble de créations pluridisciplinaires d’après les écrits de Samuel Beckett, dont L’homme défait (théâtre d’exploration) et Le musée imaginaire de Wurm (scénographie animée). Lapointe travaille actuellement à un cycle de « parcours urbains» (Je ne fais que passer) et de poèmes actions (sPeak— alogique).

Description du projet
Je ne fais que passer (performance)

Le premier projet s’inspire du rébus à action, ce jeu de société où le principal acteur tente, par ses gestes et mimiques, de faire deviner par d’autres participants des phrases mystères. À la différence notable que, lors des performances quotidiennes prévues, je combinerais diverses formes d’expression : écriture, représentation graphique, et codes langagiers non verbaux : visuel (sémaphore lumineux, avec lampe projecteur), visuel et gestuel (sémaphore avec drapeaux), ou sonore (alphabet Morse, avec sifflet marin). Quant au choix des phrases cachées (les contraintes étant leur parenté avec la thématique privilégiée et leur traductibilité en rébus) j’entends solliciter artistes présents ou visiteurs, afin d‘élargir la participation au projet. À défaut, je cracherais moi-même le morceau, comme ce je ne fais que passer illustré à l’annexe A.

Comptoir de nœuds (installation)

J’envisage donc d’installer, dans sa formule la plus simple, un comptoir de nœuds portable. À partir de matériaux simples, je confectionnerais des nœuds que les artistes participants, bénévoles et visiteurs porteraient au poignet, à la cheville, à la ceinture, au cou, etc. Marque emblématique de celui qui dételle, jette du lest, file devant soi à bride abattue? Signe sensible du lien, autrement invisible, existant entre les membres de la communauté spontanée réunie autour de l’événement ? Trace bien visible, anyways, de notre présence au parc sans nom et qui permettrait, par ricochet, d’en faire la promotion aux alentours.