
Passionnée par la botanique, artiste et campeuse enthousiaste, Gina Badger vie et travail à Montréal depuis 5 ans. Elle participe actuellement à la direction du programme d'été à SKOL et est inscrite au 2e cycle en arts visuels à MIT à Boston pour cet automne.
Amateur botanist, visual artist and enthusiastic camper, Gina Badger, has been living and working in Montreal for 5 years. She is currently co-directing SKOL's summer programming, and will be moving to Boston to attend MIT's visual arts grad program in the fall of 2008.
Munie d'expériences en écriture et cinéma, Nika Khanjani s'intéresse à la mémoire, la dislocation et la géographie urbaine. Venue des États-Unis, elle habite Montréal depuis 4 ans. À l'automne 2008, elle entreprendra ses études de maîtrises en arts visuels et production cinématographique à Concordia.
Nika Khanjani uses her background in writing and filmmaking to explore her interests in memory, dislocation, and relationships with urban geographies. A US transplant, she has lived in Montreal for four years. In the fall of 2008, she will begin her master's in fine arts, concentration in film production, at Concordia.
Durant les quatres jours d'intervention que seront le Camping Aux plaisirs fugaces, Gina Badger et Nika Khanjani travailleront à la production d'une vidéo pédagogique portant sur les stratégies de survie urbaine. Survival Tactics: an instructional video on urban settlement tentera de tisser des liens entre des pratiques provisoires développées dans les camps et les moyens de navigation desservant les géographies compliquées de Montréal. En cours de production, la vidéo sera projeté sur les murs du viaduc à DARE-DARE.
During the four-day intervention that is Camping Aux bons plaisirs fugaces, Gina and Nika will produce an instructional video on urban survival. The video, entitled Survival Tactics: Getting to Higher Ground, will suggest links between the temporary survival strategies developed in camps and the way we navigate Montreal's complicated geographies. At the end of the weekend, the completed video will be projected on the surfaces of the DARE-DARE viaduct.
Originaire de Sept-Îles, Joëlle Couturier vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en études des arts visuels de l’UQAM. Elle a présenté plusieurs performances principalement en collectif, dont Viva! Art d’exécution (avec le collectif connologique, Dare-Dare 2007) et Mimosas-œufs, insatallaction performative (avec Georges Rebboh, L’Écart…lieu d’art actuel, Rouyn-Noranda, 2006). Elle a également participé à plusieurs expositions de groupe, notamment Varoum-Varoum, par-delà la moëlle (Galerie espace, 2005)
«Le spectacle est le cœur de l’irréalisme de la société réelle. »
(Debord, La société du spectacle)
Dites- moi que vous m’aimez, je miaule (séduisez-vous les uns les autres) est la rencontre entre un spectateur et plusieurs objets de séduction. Il s’agit d’une installaction où se côtoieront des scènes irréelles qui perdurent et stagnent dans le temps et où seront posées, parallèlement à ces différentes ambiances, des actions ponctuelles à des vitesses différentielles. Les deux tisseront ainsi leur esthétique autour d’une tente roulotte. Le tout convergera vers une tentative de déconstruction d’un enchaînement rationnel des évènements. Le spectateur se trouvera confronté à plusieurs scènes où les sujets tendront à se séduire les uns les autres. Il devra continuer d’évoluer dans l’installation et s’adapter aux différentes tentatives d’instauration de relations instantanées (avec l’artiste) basées notamment sur la nourriture et/ou les échanges séducteurs, et ce, toujours selon les contingences.
Il est né le 6 avril 1982 à Repentigny. Il a étudié en design de l’environnement (UQAM), champ dans lequel il travaille présentement. Il a lui aussi une passion pour le voyage, que ce soit pour se retrouver entre amis dans la nature, ou solo, pour assister à la semaine de design à Milan.
Elle est née le 20 avril 1983 à Montréal. Elle a effectué des études en communications, en histoire de l’art et en enseignement au primaire. Elle en est à sa première année d’enseignement, à l’École Buissonnière. Elle compte parmi ses passions les arts visuels, les enfants et le dépaysement.
Notre intention est de créer un espace facilement modifiable pour répondre à notre besoin de créer chaque jour. Nous nous sommes inspirés du tangram, ce jeu chinois, qui consiste à créer différentes formes à l’aide de 7 figures géométriques.
Nous avons élaboré trois modèles tridimensionnels qui nous serviront d’abri. Pendant la journée, nous démonterons l‘oeuvre afin de jouer au tangram avec les voisins. Le soir, avant le coucher du soleil, une nouvelle tente tangram verra le jour ou la nuit. Le camping évolue au gré du campeur.
Nous aurons recours à des objets trouvés (dans les jours qui précèdent le camping, ces objets nous trouveront) afin d’agrémenter l’espace. Ils sont la transcription de la forêt urbaine entourant l’abri.
Yannick Guéguen et Edith Normandeau sont des professionnels de l'aménagement, architectes paysagistes et membres de l'AAPQ. Ils se spécialisent dans la recherche sur la cognition distribuée et l'environnement sonore. Leurs intérêts portent sur l'analyse des conversations et la pédagogie de l'écoute dans les déplacements piétons. Ils ont fondé le studio collaboratif Audiotopie pour la mise en oeuvre d'outils participatifs d'accompagnement des conduites de projets. Ils sont détenteurs de maîtrises en aménagement, en complément de leurs études en architecture de paysage, en gestion de projet et en arts visuels. Au sein d'agences d'architecture de paysage et de structures artistiques alternatives (Qio, Caserne Éphémère, Hexagram), ils ont coordonné et initié des projets liés à la ville. Leur travail artistique a été exposé en France et au Canada.
Audiotopie installe son campement d'écoute au "Camping Aux bons plaisirs fugaces" pour initier le public à l'exploration du paysage sonore. C'est à travers un itinéraire acoustique pré-établi par les chercheurs que les participants effectueront un trajet d'expérimentation, selon différentes échelles d'écoute (objet, texture, action, effet sonore). La promenade, de 30 minutes environ, propose aux marcheurs de les amener du métro Rosemont jusqu'au campement de l'événement, tout en prenant quelques détours. Suite aux parcours, les participants seront invités à dessiner une partition collective, afin de confronter la multiplicité des représentations sonores mémorisées et des signaux sonores mesurés. Rendez-vous à la station de métro Rosemont, à 11h et 15h. Départ depuis le Camping à 20h00, pour une promenade sonore nocturne.
Les promenades auront lieu le jeudi, vendredi et le samedi.
Aidan Jeffery has had a longstanding interest in gardening and cooking with an aim to combine the two. She has been living and working in Montreal for over 6 years. Aidan will be working in her front yard, backyard and rooftop gardens this summer in the hopes of growing enough fruit, vegetables and herbs to happily feed her friends and neighbors.
The experience of food in a camping setting stands in opposition to the way in which cooking and the acquisition of food is undertaken in an urban environment. This project applies some of the principles of the acquisition, preparation and eating of food in a camping environment to the urban landscape, thereby making the participant/city dweller more aware of issues of location and space, choice, abundance, and waste. The urban campers will be required to make use of the “natural abundance” that the city provides by “foraging” (i.e. dumpstering) food from various locations in the proximity. All those who foraged are then asked to decide upon a recipe with the bounty and proceed to cook and eat supper together as a group. Engaging in this practice is a small step towards communally challenging the existing model of food acquisition and consumption in an urban environment.
Globe-trotter et polyglotte, Rodolphe-Yves Lapointe a été tour à tour musicien, journaliste, comédien, scénariste, conseiller en communication, travailleur humanitaire, traducteur et directeur artistique d’événements en art actuel. En 2005, il amorce un vaste ensemble de créations pluridisciplinaires d’après les écrits de Samuel Beckett, dont L’homme défait (théâtre d’exploration) et Le musée imaginaire de Wurm (scénographie animée). Lapointe travaille actuellement à un cycle de « parcours urbains» (Je ne fais que passer) et de poèmes actions (sPeak— alogique).
Le premier projet s’inspire du rébus à action, ce jeu de société où le principal acteur tente, par ses gestes et mimiques, de faire deviner par d’autres participants des phrases mystères. À la différence notable que, lors des performances quotidiennes prévues, je combinerais diverses formes d’expression : écriture, représentation graphique, et codes langagiers non verbaux : visuel (sémaphore lumineux, avec lampe projecteur), visuel et gestuel (sémaphore avec drapeaux), ou sonore (alphabet Morse, avec sifflet marin). Quant au choix des phrases cachées (les contraintes étant leur parenté avec la thématique privilégiée et leur traductibilité en rébus) j’entends solliciter artistes présents ou visiteurs, afin d‘élargir la participation au projet. À défaut, je cracherais moi-même le morceau, comme ce je ne fais que passer illustré à l’annexe A.
J’envisage donc d’installer, dans sa formule la plus simple, un comptoir de nœuds portable. À partir de matériaux simples, je confectionnerais des nœuds que les artistes participants, bénévoles et visiteurs porteraient au poignet, à la cheville, à la ceinture, au cou, etc. Marque emblématique de celui qui dételle, jette du lest, file devant soi à bride abattue? Signe sensible du lien, autrement invisible, existant entre les membres de la communauté spontanée réunie autour de l’événement ? Trace bien visible, anyways, de notre présence au parc sans nom et qui permettrait, par ricochet, d’en faire la promotion aux alentours.
Pascaline Knight est sérigraphe/technicienne de surfaces. Ses oeuvres parlent de la transformation. Ses oeuvres marchent, se déplacent et questionnent le contexte, Mélange d’écritures dessins. Elle joue avec les mots, les reprend, les recontextilise. Elle utilise la fonction copier et coller, en reprenant des écriteaux venus de cartons, de camions, de panneaux de bouts de phrases empruntés, lancés au hasard. Attention je recule fréquemment. Je cherche et je trouve le sens. Parfois unique, parfois public. Puis... where's the ashtray? Je me repère. Écoute la question. I hope I will hold up in the rain. J'exprime. J'observe. Le dos accoté au mur. La ligne est inégale et ouverte en pointillé. De la phrase pour respirer. Les mots surgissent simultanément. Il y en a qui préfèrent le brun, d'autres sont chromophobes. Stylo bleu donné. Ongles rouges qui bougent.
http://pascaline.ca
http://anartistmonoblogue.blogspot.com/
http://www.myspace.com/printedmatters
Kiosque de foire aux questions à poser sur vêtements. L'écriture est un jeu qui se joue à deux. En collectionnant vos questions et en les mélangeant avec les miennes, une sorte de poésie/conversation se tisse imperceptiblement. Ces questions imprimées sur place durant l’événement du Camping Aux bons plaisirs fugaces serviront d'artefact, de souvenir. En posant une question sur une surface, on fixe un thème et une image. En fixant le thème on lui permet comme la rivière et le temps de couler. Les campeurs et les visiteurs repartent en portant une question de leur choix. C'est une occasion d'ouvrir la voie à tous. Donc, voulez-vous poser une question?
jenna maclellan grew up in the northern Ontario in the heart of a forest. A community oriented artist, maclellan co-directs the arts organization (faut art), is an artist of "État d'Urgence"(ATSA), directs murals with The Mural Movement and co-directed in The Recycling Intervention Committee in Chicago. maclellan lives a love affair with Montréal and will take advantage of any opportunity to "dormir à la belle étoile".
jenna maclellan a grandi dans au coeur d'une forêt en Ontario du nord. Artiste communautaire, Maclellan est la co-coordonnatrice d'un organisme d'art (faut art), une artiste pour État d'Urgence (ATSA), directrice des murales avec "The Mural Movement" et la co-coordonnatrice de "The Recycling Intervention Committee" à Chicago. maclellan vit une histoire d'amour avec la ville de Montréal et elle sautera sur l’opportunité de dormir à la belle étoile.
www.woventhreads.org
www.faut-art.com
Je serais l'animatrice du ciel de nuit. Il faut absolument avoir de l’ambiance pour nos chers campeurs!
Je voudrais faire participer la communauté en créant le plus grand nombre possible d’étoiles réfléchissantes en carton. En utilisant des perches, des cordes et les objets sur place pour créer un effet de corde à linge, j'espère réaliser un ciel allumé jour et nuit. En employant des matériaux simples : corde, carton, ciseaux et la feuille d'étain (ou la peinture métallique réfléchissante) j’espère créer l'illusion d'une nuit étoilée.
Cette activité mettra en scène non seulement l’évidence de l’ironie du camping urbain, mais va également mettre en lumière les problèmes croissants entourant le réchauffement climatique. Cette installation posera le problème de la pollution par la lumière dans les grandes villes et les effets secondaires négatifs reliés à ce problème. De plus, cette installation renversera la question actuelle de la pollution lumineuse en créant de la "pollution de nuit" !
Je suis présentement à ma deuxième année au BAC en arts visuels et médiatiques à l'UQAM. L'an prochain, je participerai à un programme d'échange étudiant qui me fera visiter Strasbourg. Avant les études universitaires, j'ai terminé une technique en verre soufflé. Je suis né un vendredi 13 et j'ai grandi en banlieue.
Directement Rouyn-Noranda, j'ai fait un BAC en arts visuels et médiatiques après l'obtention d'un DEC en arts. J'aspire aller en maîtrise dans le même domaine sous peu. Je vis et travaille à Montréal pour l'instant, mais je compte peut-être un jour retourner dans le nord. Comme on dit, on sort la fille du bois, mais pas le bois de la fille!
Jour 1
À l'arrivée sur le site, il sera important d'arpenter le terrain et de bien le sonder pour trouver l'emplacement exact pour creuser le trou. L'escouade scientifique sera sur les lieux pour effectuer ce travail.
Jour 2
Après avoir obtenu le consentement de l'équipe scientifique, il sera maintenant temps de commencer les travaux d'excavation. Pour cette tâche, deux ouvriers seront sur les lieux pour creuser le trou.
Jour 3
Les sauveteurs aquatiques s'occuperont de la sécurité des occupants du camping ainsi que de l'inondation du trou.
Jour 4
L'équipe d'entretien ménager s'occupera des derniers préparatifs pour la cérémonie de clôture et l'inauguration du camping Underground.